Dieu parle à votre coeur. 3 ème partie

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Le thème de cette troisième partie de ce Psaumes 119 est:
LES INSTRUMENTS.

 I – STROPHE DU VERSET 49 AU VERSET 56

Chaque verset de la strophe commence par la lettre « ZAÏN » qui signifie « ARME ».

Les diverses luttes qui nécessitent des armes spirituelles :
  • V.50 « ma misère » : lutte de la chair contre l’Esprit (Gal. 5/17), du vieil homme contre l’homme nouveau (Rom. 6/14-25).
  • V. 51 « des orgueilleux, les railleries »: lutte contre le monde, tribulations, persécutions à cause d’un monde ennemi de Dieu (Jn. 15/18)
  • V.53 « les méchants » : les esprits méchants (Eph. 6/12 )
  • V.54 « la maison où je suis étranger »: luttes dues à la condition de pèlerin sur la terre : (Héb. 11/13 – 2 Co. 5/2-6.)
  • V.55 « la nuit»: luttes dues aux épreuves – tout semble noir, incompréhension des circonstances, adversité : (Es. 45/7.) 
Comment dans ces circonstances la Parole de Dieu est l’arme qui donne la victoire ?
  • V.49-50 :Nous y relevons : promesse, espérance, consolation, don de la vie.

C’est le rôle de la Parole de Dieu de nous montrer la volonté divine envers des pécheurs dans la misère : promesse de pardon, espérance du ciel, consolation pour la réconciliation (Rom. 15/4 – 2 Co. 1/5), don de la vie reçu au sein de la misère pour lutter contre cette misère.

  • V.51 « Je ne m’écarte point de ta loi».   » souvenez-vous … » (Jean. 15/20) ;  au sein des persécutions, c’est la Parole qui donne un armement. (Jean 16/33)
  • V.52 « Je pense à tes jugements d’autrefois et je me console ». La Parole de Dieu donne le souvenir des interventions divines au sein des assauts du monde, c’est là ce qui console le chrétien en lutte contre les orgueilleux. Par la Bible, nous savons que Dieu a jugé entre David et Saül, Jacob et Laban, Israël et l’Egypte.
  • V. 53 « ardente colère ». La Parole de Dieu nous insuffle la foi qui se ressent comme une énergie qui donne autorité sur la puissance adverse.
  • V. 54 « cantiques» au milieu de la nuit, dans la maison où ils étaient étrangers (la prison) Paul et Silas chantaient des cantiques. La Parole donne joie et espérance, nos cantiques bravent le monde.
  • V.55 le fait de « garder la loi » pendant la nuit nous donne la communion avec Dieu, sa présence sensible (« Je me rappelle ton nom »). Cette communion conduit à la victoire (Ps. 16/8-11).

II – STROPHE DU VERSET 89 AU VERSET 96

Chaque verset de la strophe commence par la lettre « LAMED » qui signifie « AIGUILLON A BŒUFS ».

Nous pouvons retrouver dans cette strophe les diverses applications des « aiguillons » en rapport avec les mentions qui lui sont accordées dans la Bible.

  • Juges 3/31 – Samson tue 600 Philistins avec un aiguillon à bœufs.

Ce n’est pas une arme selon les conceptions classiques et normales (pas plus que la fronde de David par rapport aux armes de Saül). C’est juste là un instrument pour aiguillonner les bœufs s’ils ne veulent pas avancer. Ces animaux ne sont pas parmi les plus intelligents qui existent, malgré leur capacité de travail . Ce que les gens du monde pensent des chrétiens n’est guère plus flatteur. A leurs yeux, la Bible sert juste à aiguillonner ceux qui sont « faibles  ». Mais v. 93 : « Par ta parole tu me rends la vie ». Cet aiguillon aux apparences faibles et méprisables devient un redoutable instrument de victoire dans les mains de celui qui a la foi.

Attention A NOTER dans 1 Sam. 13/21 – On descendait chez les Philistins pour redresser les  aiguillons :

  • Ne pas tordre l’aiguillon de la Parole de Dieu, en la falsifiant.
  • Ne pas ensuite, si cela est arrivé, tenter de la redresser (… l’améliorer par la mauvaise théologie et la co-philosophie humaine : Ce sont des forgerons philistins).

LIRE Ecc. 12/13 : notre confession de foi, la Parole de notre témoignage devient un aiguillon.

  • 1 Co. 15/55 : « L’aiguillon du péché »  L’aiguillon de la mort c’est le péché. La mort est comme un scorpion. Ce qui le rend dangereux, c’est son dard. Si on le lui enlève, on n’a plus rien à craindre de lui. Ce qui est à craindre dans la mort, c’est de la subir avec le péché non  pardonné : cela la rend …  « mortelle »
  • V.92 : la Parole a permis au Psalmiste de ne pas mourir dans le péché, la misère = la Parole nous révèle Christ et l’aiguillon du péché est ôté à la mort.
  • V.94 : « Sauve-moi car je recherche tes ordonnances »

La parole nous amène à être sauvé du péché dans le pardon et par la délivrance, à être délivré de son emprise sur nous.

  • LIRE Nombres 33/55 : les ennemis qui ne sont pas entièrement chassés deviennent des aiguillons dans nos côtés et sources de problèmes pour nous.
  • V.95 : « des méchants m’attendent » : ils sont à l’affût, guettent l’occasion pour s’infiltrer dans nos cœurs : le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi: mais toi, domine sur lui.(Gen. 4/7).

Mais si nous sommes attentifs à la Parole de Dieu, elle nous permet de les démasquer et de les éliminer. (Les faux prophètes qu’ Elie n’avait pas exterminés sont ceux qui vont ensuite menacer sa vie et le conduire au découragement).

 

  • Actes 9/5 : Les aiguillons du Seigneur, contre lesquels Paul regimbe.

Ces aiguillons étaient (entre autres) les paroles du discours d’ Etienne, le témoignage de ceux qu’il a persécutés et dont il a résisté aux paroles (Actes 7 et 8/3).

V.91 : contrairement à cette attitude, nous devons nous soumettre, « nous assujettir » à cette Parole, la laisser nous vaincre, alors nous serons « fondés » et « demeurerons aussi fermes » que peut l’être la création dans sa solidité.

III – STROPHE DU VERSET 145 AU VERSET 152

Chaque verset de la strophe commence par la lettre « KOPH » qui signifie « FER DE HACHE ».

Cette cognée est la Parole de Dieu « mise à la racine des arbres » (Matt. 3/10).

1er accident possible : LIRE 2 R. 6/5. Le fer de hache est perdu, il ne reste que le manche bien inefficace à lui tout seul : c’est ce qui équivaut à la perte d’une « foi réelle » dans la Parole de Dieu. On la discute au lieu de la croire et de la mettre en pratique. Le Psalmiste veille à ce que cet incident ne lui arrive  pas, il veut garder foi et conviction dans la parole de Dieu (v. 151-152 – 2 Tim. 4/2 et 3/14).

 2ème accident possible : LIRE Ecc. 10/10 = le fer est émoussé, le tranchant n’est pas aiguisé.

Conséquence : celui qui se sert de l’instrument devra redoubler d’efforts, donc il en sera énormément plus fatigué. La perte de la confiance dans la parole de Dieu conduit à une recrudescence de la nécessité de se confier en soi : donc plus de fatigue « et d’éloignement par rapport au repos de la foi ».

Le Psalmiste veille à garder intact le tranchant de sa hache et nous fait part de l’intensité de sa piété pour arriver à cela (v. 145 à 149).

A SUIVRE…