Ne pas se relâcher voilà un conseil judicieux souligner par l’apôtre Paul dans sa lettre aux Galates 6/9  » Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable, SI nous nous RELÂCHONS PAS. »
Un telle exhortation en cette période de vacances d’été, cela pourrait conduire certains à dire :  » Pasteur, vous exagérez ! Laissez-nous souffler un peu… ! » Cette exhortation n’est pas là pour empêcher quiconque de se reposer, se détendre… mais de rester en tout temps VIGILANTS, semblable aux vierges SAGES ( Voir Évangile de Matthieu dans la Bible chapitre 25).

RELÂCHER : (Au fig. Donner du relâche, détendre, diminuer. Synon. amollir.Relâcher l’attention, l’esprit, la surveillance.)

Le V.9 est en relation avec celui qui le précède, il est question de SEMER pour l’ESPRIT. Souvenons-nous du principe selon lequel il faut semer pour récolter. Nous moissonnerons ce que nous aurons semé (Galates 6.7). Dieu promet une moisson, si toutefois nous ne nous lassons ni ne nous relâchons. Les mots grecs employés ici évoquent la fatigue, l’épuisement, le découragement, la faiblesse. En fait, Paul sous-entend que nous pouvons nous priver de récolte si nous baissons les bras. Si le courage et la foi nous abandonnent. Si nous nous laissons submerger par les épreuves et les difficultés. Si nous cessons de croire.
L’apôtre Paul revient sur cette pensée avec les versets suivants : « …Tenir ferme après avoir tout surmonté. » (Éphésiens 6.13)
« Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. » (Apocalypse 3.11).
Cet autre mot : TENIR est également très important, est pour bien le comprendre ce qui suit est très explicite :
TENIR est le mot d’ordre au sein de la souffrance,
Quand l’avenir est sombre et la nuit sans clarté ;
Lorsqu‘au ciel de nos cœurs disparaît l’espérance,
Et nous laisse parfois triste et sans volonté.
TENIR quand l’idéal qui guide notre vie
S’estompe et disparaît dans la brume du soir,
Offrant pour tout remède à notre âme meurtrie,
L’inexorable loi de l’austère devoir.
TENIR quand l’existence apparaît froide et terne,
Simplement asservie au travail coutumier.
Le jour qui disparaît à son semblable alterne,
Se succédant ainsi d’un rythme régulier.
TENIR, lorsque lié par une lourde chaîne,
Notre chair se révolte et notre cœur languit ;
Quand long est le chemin, ennuyeuse la peine,
Dans le doute parfois notre cœur est induit.
TENIR…Oh, qui dira ce que ce mot renferme ?
Vigilante énergie et combats douloureux,
Regrets inavoués portant en eux le germe
D’un échec passager qui nous rend malheureux.
TENIR…mais pour tenir n’est-il d’autre puissance
Que celle de vouloir, malgré l’hostilité
De la vie elle-même et de ses conséquences,
Rester encore debout, le cœur fier, indompté ?
TENIR, mais en comptant sur nos seules ressources
Qui devront lentement s’épuiser tour à tour,
N’est-ce pas s’exposer à faillir dans la course,
Pour se retrouver seul, sans espoir, sans amour ?
Pour TENIR dignement, au fort de la mêlée,
Dans notre vie intime et dans chaque combat,
Sur la cime élevée ou dans l’humble vallée,
Il faut de Jésus-Christ devenir le soldat.
Tenir sur nos genoux, même sans l’assistance
D’un frère ou d’une cœur venant nous secourir,
TENIR sur nos genoux, dans la sainte assurance
Que son amour suffit pour l’obscur avenir.
Et nous pourrons alors, lorsque la nuit est sombre,
Notre cœur dépouillé de son plus cher désir,
Dans la joie et la paix, dans la tristesse et l’ombre,
Par Lui victorieux, oui, nous pourrons…TENIR.
(Source « Fleur cévenole », 1945)
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