Evangile de Jean chapitre 19 verset 30 " Quand Jésus-Christ eut pris le vinaigre, il dit : " TOUT EST ACCOMPLI."   
 Et, baissant la tête, il rendit l'esprit."

Les récits de la croix occupent une place très importante dans les quatre évangiles, surtout si on y rajoute les épisodes qui se déroulent pendant les sept jours qui précèdent, et tous les entretiens dans la chambre haute. Les souffrances et la mort de Jésus-Christ sont largement annoncées dans l’Ancien Testament, et de nombreux passages des Psaumes et du livre du Prophète Esaïe notamment, prennent toute leur signification au regard du récit de l’annonce de la mort de Jésus-Christ à la croix : (LIRE Psaume chapitre 22 et Esaïe chapitre 53). Les récits de la mort de Jésus-Christ sont d’ailleurs émaillés de mentions d’accomplissement des Ecritures.

Jésus-Christ aussi, au cours de son ministère, a largement annoncé sa mort à la croix de Golgotha, soit sous forme de paraboles, soit par des allusions, soit directement à ses disciples. Ces multiples annonces montrent bien la parfaite conscience qu’avait Jésus-Christ de l’aboutissement de son ministère.

Jésus n’a pas été le jouet des évènements, sa mort n’est pas due au hasard, elle n’est pas la faute à  » pas de chance ». Au contraire, il y a une heure précise qui longtemps n’est pas venue, puis finalement qui est arrivée : ( LIRE Evangile selon Jean chapitre 17 verset 1).

La crucifixion était le pire châtiment qui soit. Chez les Romains elle était réservée aux basses couches sociales, aux non-Romains, aux révoltés. En tant que telle elle n’a rien d’exceptionnel mais reconnaissons que c’est un mode d’exécution complexe. C’est une mort lente et si on la met en œuvre c’est surtout pour sa vertu exemplaire, bien visible. C’est une forme de dissuasion. Pour un Juif se rajoutait la malédiction qui frappait l’homme pendu au bois : (LIRE dans l’Ancien-Testament livre du Deutéronome chapitre 21 Verset 23).

Officiellement Jésus-Christ est condamné par les Romains pour des raisons politiques : (S’être proclamé Roi des Juifs). Mais les Evangiles, de fait, dédouanent les Romains : (LIRE Nouveau Testament Epître Evangile de Jean chapitre 19 verset 11). Aucune composante du peuple et de la nation Juive ne semble échapper au verdict de culpabilité. Tour à tour sont mentionnés les principaux prêtres, les Scribes, les Anciens, et finalement tout le peuple : (LIRE Nouveau Testament Evangile de Matthieu chapitre 27 verset 25).

Mais il ne faut pas se tromper. Si ce sont les Juifs qui mettent en œuvre la crucifixion, c’est au nom de l’humanité tout entière, qui s’en retrouve co responsable. Comme elle s’avère bénéficiaire du pardon des péchés à la croix, elle se retrouve aussi coupable de ce crime.

Au vu de la place donnée dans le texte Biblique on pourrait penser que la mort de Jésus-Christ est le centre de la foi chrétienne. Mais il est frappant que, dès la première prédication de l’Apôtre Pierre dans le livre des Actes des Apôtre Chapitre 5 Nouveau Testament, ce soit la RESURRECTION qui constitue le sommet de son message et non seulement la mort de Jésus-Christ à la croix. Dans ce lien avec la RESURRECTION, il ne faudrait pas présenter la mort de Christ à la croix comme une défaite, comme une humiliation, et la RESURRECTION comme seulement une victoire et une gloire. La RESURRECTION de Jésus-Christ est l’ATTESTATION du COMBAT VICTORIEUX qui a eu lieu à la croix puis au séjour des morts : (LIRE Nouveau Testament Epître de Paul aux Colossiens chapitre 2 versets 14 et 15).

Sans la RESURRECTION la mort de Jésus-Christ à la croix est une défaite, avec la RESURRECTION la mort de Christ est la VICTOIRE ULTIME.

TOUT EST ACCOMPLI.

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